
ÉDITORIAL
L’année 2026 nous a ouvert ses bras! Nous voilà engagés dans une nouvelle aventure! Mais au fond qu’attendons-nous de cette nouvelle année? Une stabilité, des changements, des surprises…? Dans cette lettre vous trouverez nos remerciements et notre prière pour chacun de vous. Oui l’attente du lendemain est unique pour chacun.Vous trouverez également des nouvelles de la communauté et une réflexion sur le thème: « Adresser ses vœux: susciter l’espoir ou l’espérance ». Nous vous proposons aussi quelques invitations. Soyez bénis!Bien fraternellement

| Adresser ses vœux : susciter l’espoir ou l’Espérance ? Il est de bon ton de souhaiter au début de chaque année les vœux à nos proches et à tous ceux que nous rencontrons. Ces belles formules: bonne année, meilleurs vœux… », et pour les plus religieux : » sainte année », ne sont-elles réservées que pour les commencements d’un cycle. Fin janvier l’affaire est close, le temps des vœux est terminé. Il semble bien que le passage d’une étape à l’autre passe par le besoin de conjurer le futur, une forme de prière laïque qui active l’espoir. J’ai l’espoir que telle situation change, que je guérisse, que j’obtienne ce travail, que je garde une bonne santé…Au fond à chaque passage, jour ou année, j’attends qu’un évènement heureux se produise ou demeure. L’espoir fait vivre mais comme le disait le philosophe Paul Valery: « L’espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide ». Et si le chrétien avait pour vocation d’aller plus loin et d’appeler la bénédiction de Dieu sur les personnes, du style: « Que le Seigneur te bénisse et t’accorde de demeurer dans l’Espérance tout au long de cette année« . L’Espérance est différente de l’espoir car l’espérance chrétienne est la capacité de garder confiance dans l’avenir quel que soit ce que nous réserve le futur. L’espoir est l’attente d’un changement par rapport à notre situation présente, soumis à notre volonté qui confesse son incapacité à contrôler le futur. Par-delà les attentes légitimes que nous portons pour cette nouvelle année, je nous invite à une petite réflexion à l’heure où nous prenons des résolutions qui restent souvent incertaines. | Comment moi qui me dit chrétien, je peux changer mon environnement, mon entourage, mon cadre de vie? Vis à vis de mon entourage qu’il soit familial, professionnel ou social, j’essaye d’appliquer trois critères. Le premier : est-ce que je rends heureux les gens autour de moi ? Pour cela, je suis invité à m’intéresser sincèrement aux autres. Quelle est mon écoute, mon attention à leurs besoins, leurs attentes? Au fond, la Charité chrétienne sème le bonheur! Le second: est-ce que ma vie pose des bonnes questions aux autres ? Le chrétien qui ne suscite aucune question à son prochain a une foi morte. Des questions du style: « Pourquoi restes-tu serein alors qu’il t’arrive beaucoup de difficultés? » Pourquoi restes-tu confiant et joyeux face à la maladie ou pourquoi fais-tu ce choix de vie contraire à tes intérêts? Au fond la Foi chrétienne sème le questionnement. Le troisième: est-ce qu’à mon contact, les personnes sont en paix, sont apaisées ? Face aux incertitudes de l’avenir, suis-je un élément anxiogène ou apaisant, un élément de communion ou de division? Au fond l’Espérance chrétienne sème la paix En résumé, le plus beau vœu n’est-il pas celui cité dans le livre des Nombres 6:24-26. Je chante cette prière à haute voix ou la dit en silence dans mon cœur à chaque naissance ou décès, à chaque passage qui invite au changement: « Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde ! Que le SEIGNEUR fasse briller sa face sur toi et t’accorde sa grâce ! Que le SEIGNEUR lève sa face vers toi et te donne la paix ! Guy Stremsdoerfer 2/01/2026 |